Disséquer Julia Child et la cuisiner à ma sauce.

Disséquer Julia Child et la cuisiner à ma sauce.

Si ce projet était un film…

… La première scène serait dans la toute petite cuisine d’un appartement vieillot, filmée au ralenti. Le robinet qui goutte comme pour battre un tempo mais… Silence total.

Soudain, on entend la symphonie No. 25 en sol mineur Mozart qui commence. Gros plan sur la main ensanglantée de l’actrice qui tient un couteau (S’il vous plait mesdames et messieurs les futurs producteurs, prenez Zoe Saldana pour m’interpréter!!).

Tragédie, suspense. Wtf happened?! :O


Le couteau tombe sur le linoléum, on voit la bouche figée par la stupeur, les yeux du personnage remplis de larmes.

Arrêt sur image. Et là ça prend une autre tournure. La voix off : « Oui. C’est moi. Vous vous demandez probablement pourquoi j’en suis arrivée là, c’est très simple… »

Hahahaha bon okay. Je suis allée un peu loin. Mais bon, c’est MON blog, je fais ce que je veux d’abord!! 

Allez je t’explique :

Je vais disséquer Julia Child et la cuisiner à ma sauce.

Qui ? Quoi ? Hein ?

Mon copain étant New-Yorkais et jamais rassasié, on discute souvent de nos différences culturelles et de nourriture. Un jour, ça m’a fait cogiter et en errant sur Google, je suis tombée sur la célèbre Julia Child.

Julia Child, fille de Thor

« Touche pas à mon beurre!!! »

 

Pour faire court, c’est une cheffe cuisinière connue aux USA pour avoir introduit les ménagères américaines à l’art de la cuisine française traditionnelle.

Si tu veux en savoir plus, tu peux faire comme moi et regarder le film Julie & Julia (avec Meryl Streep !). Il est divertissant, mais sans plus à mon avis.

Ouais, en parallèle t’as l’histoire d’une bloggueuse New Yorkaise qui s’amuse à refaire toutes les recettes de Julia Child, elle devient tellement obsédée que ça part en cacahuète blablabla – nul. 

BREF. Revenons à Julia Child.

Accesoirement, elle a aussi écrit la bible (pas la vraie hein)


La nana, elle a écrit un bouquin avec ses pines-co, réunissant l’essentiel des recettes traditionnelles françaises : le mythique boeuf bourguignon, le coq au vin, la blanquette de veau…

Elle y explique même comment faire une vraie omelette, des crêpes, ou bien une quiche de A à Z, avec de vrais ingrédients, et surtout… BEAUCOUP DE BEURRE.

Je ne suis pas une terroriste anti-beurre, loin de là. J’aime le beurre, malgré le fait qu’il est conseillé de n’en consommer qu’une petite cuillère à soupe (~10g) par jour maximum pour éviter les soucis cardiaques.

Le beurre, c’est doux, c’est bon, ça peut donner du goût, c’est un peu magique.

(Surtout, quand tu vois que Julia Child est décédée à l’âge de 92 ans, tu remets preeeesque en question tout ce que les scientifiques disent sur le beurre… :P)

Mais bon. Faisons désormais voyager notre chère Juju dans le temps.

Tu la vois à notre époque avec son petit compte Insta publier des recettes méga old school pleines d’acides gras saturés et devenir l’icône qu’elle est devenue ?

Moi je dis non, la situation a beaucoup changé:

D’un côté, les gens font plus attention à ce qu’ils mangent. Avec nos « manger bio et local, 5 fruits et légumes par jour, pas trop de sel, pas trop de sucre, pas trop de gras, pas trop de viande »… Il y a pas moyen de nous faire manger de la béchamel et de la charcuterie à tous les repas.

Et d’un autre côté, on a moins de temps, on a la flemme ou on ne sait tout simplement pas cuisiner.

J’allais écrire un truc du style « cerise sur le gâteau », mais je me suis vite rendu compte qu’il faudrait un cerisier entier : Il y a plein de composantes et facteurs différents qui influencent l’alimentation ! E

Comment aurait-elle fait alors ?

Tin – tin – tinnnnnnn suspense ! C’est ce que je vais essayer de découvrir !

En disséquant Julia Child, ou plutôt son livre, et en les cuisinant « à ma sauce ». Belle métaphore non ?

Et comme si c’était pas suffisamment difficile comme ça, je vais essayer de plaire à tout le monde :

Mission impossible ? Certainement !

Mais je vis pour le challenge.

Peut-être je n’y arriverai pas et vous pourrez bien vous moquer de moi, en mode « Ahh regarde la meuf elle a dit qu’elle allait faire ça mais elle a pas réussi » – Je m’en fiche, allez-y, riez donc. J’aurais essayé ! 😉

Aussi, je vais essayer d’être plus régulière dans ma publication d’article. Tous les mardis, je vais publier une nouvelle recette et je vous avertirai via la page Facebook.

Si le dieu des fourneaux le veut (si j’ai le temps quoi), je publierai un ou deux articles supplémentaires. Du #girlboss, p’tet bien du sport, ou des infos sur l’alimentation… On verra. C’est cadeau.

Mais t’auras ta dose de LFG tous les mardis. Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais au bord de la mer. (Si ça se trouve, il y a personne qui lit ce blog donc je m’en fiche je fais des promesses nulles 😛 )


Du coup, on se dit à mardi ? 😉

Oh et si t’as une suggestion de recette à adapter… Hésite pas à lâcher des comm’s <3 Big bisous bien baveux skyblog sors de ce corps!!

 

Surtout n’allez pas à New York.

Surtout n’allez pas à New York.

Un conseil : Surtout, ne mettez jamais les pieds à New York.

Tourist taking a picture of Lady Liberty

Je ne dis pas ça parce que c’est une ville tellement touristique que ça peut sérieusement rendre fou. Ni parce que c’est probablement la capitale du foodporn.

Je dis ça, parce que vous ne voudrez peut-être jamais retourner chez vous.

Pourquoi ne pas raconter New York ? Car cette ville a tellement de facettes différentes qu’il est impossible d’en dépeindre un portrait fidèle.

Cela fait trois fois que j’y vais. Et chaque fois je perçois quelque chose de différent alors que peu de choses ont réellement changé.

En 2008, j’étais la touriste émerveillée par cette ruche au bourdonnement incessant, son hyperactivité, et ses grattes-ciel au nom bien trouvé. Je voyais Broadway, Times Square, et tous ces endroits emblématiques comme toute personne qui aurait imaginé à ses heures perdues partir à la conquête du rêve américain.

Portail à l'entrée de Washington Square Park

With Derek, Washington Square Park, 9 years later

Je me perdais comme volontairement dans les rues, les galeries du métro et les espaces verts, et je me suis innocemment laissée m’amouracher de cette ville ainsi que d’un musicien à Washington Square Park.

En 2016, je parcourais seule (la plupart du temps) les kilomètres d’avenues et les chemins sinueux de Central Park. J’allais voir ces choses que j’avais loupé la première fois, ces endroits un peu plus historiques, artistiques, et moins touristiques.

Pendant la première partie de mon séjour, étant confrontée à la solitude et à l’absence de conversations, j’ai cru apercevoir la vraie nature de cette ville. Les grattes-ciel étaient toujours là, mais paraissaient cette fois beaucoup plus grands et plus oppressants. Les gens autour de moi semblaient être plus nombreux et bouger à une vitesse toujours plus élevée que la mienne. « New York est une ville cruelle », me disais-je.
Cette impression d’étouffer et le sentiment d’être – toute petite – insignifiante ne se dissipaient que lorsque ma main trouvait refuge dans celle de ce musicien que j’avais rencontré 8 ans auparavant.

Puis soudainement, le calme. La foule n’est plus si effrayante mais réconfortante, et on semble avoir compris le rythme de ce remous infini.

Un laveur de vitre qui n'a pas peur

New York Street Goodall Rubber co. Tribeca

Finalement, cette année j’y suis allée sans l’attente d’être surprise ou étonnée. Parce que la surprise et l’étonnement sont des choses que l’on subit. Cette fois, j’étais décidée à ressentir cette ville comme je le voulais et non comme elle le voulait.

Moi qui suis à la recherche à la fois de calme et d’exaltation, qui rit aux éclats ou contemple avec tristesse le vide de l’existence, j’ai vu cette ville tordre et se plier à ma volonté, à mes désirs, à ma personnalité.

Un oiseau tellement beau qu'on a l'impression que c'est un faux - Brooklyn Botanic Garden

Les merveilles de la nature, la vie nocturne, la gourmandise. Le contraste entre le beau et le moche, le vieux et le nouveau. Les rencontres, les différences culturelles…

Dead Wicksssss <3 3:D

J’ai enfin l’impression d’avoir compris de cette ville : il n’y a rien à comprendre, il faut la vivre.

Et comme à chacun sa vision, je ne peux pas vous raconter New York, de manière succincte et objective.

Sur le set de West Side Story ?


Je ne peux que vous dire de ne pas y aller car vous pourriez en tomber amoureux (ou pire, y tomber amoureux !), ce qui rend le retour à la réalité beaucoup plus difficile.

Bref. Je suis de retour après cette longue parenthèse, qui a grandement valu la peine de se déconnecter (presque) complètement.

Troubles du comportement alimentaire : L’interview de @90pour100healthy

Troubles du comportement alimentaire : L’interview de @90pour100healthy

Parlons un peu de troubles du comportement alimentaire…

Il gravite autour des troubles du comportement alimentaire un certain nombre de clichés : « C’est juste un truc d’ado qui fait sa crise », « les personnes qui font ça ne peuvent s’en prendre qu’à elles-mêmes, elles sont responsables de leur maladie », « C’est juste pour se rendre intéressante et ressembler à une top model… ».

Bien que les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont abordés dans mes cours, moi-même j’avais du mal à me rendre compte de ce que cela impliquait réellement. Puis un jour, j’ai découvert le profil instagram de Marie-Ange.

Marie-Ange n’a jamais été en surpoids, mais elle ne s’est jamais sentie à l’aise avec son corps.

Un début de 4e année de médecine difficile, une situation sentimentale un peu bancale et une faible confiance en soi qu’elle « traine depuis toujours »… Trois facteurs qui en 2015 l’ont poussée à faire un régime amincissant : « Quelques kilos, 5 ou 6, pour me sentir mieux dans mon corps et dans ma tête » pensait-elle.

Aujourd’hui, Marie-Ange a 23 ans et elle est en 6e année de médecine militaire dans la région de Lyon.

Vous la connaissez peut-être grâce à son compte Instagram @90pour100healthy, où elle documente son parcours de battante. Et vous l’avez peut-être deviné par le titre, elle a souffert de troubles du comportement alimentaire. Je l’ai contactée et elle a gentiment accepté de nous raconter son histoire.

Comment est-ce que ça a commencé ?

Fin 2015, elle s’adresse à son médecin, et celle-ci lui prescrit un programme diététique. Hélas, une fois le régime terminé et les quelques kilos envolés, aucun rendez-vous de suivi.

« Même si je voue une haine profonde à cette médecin, je ne la rends pas complètement responsable de ma descente aux enfers. Je pense que la machine était enclenchée quoi qu’il advienne. »

Par peur de reprendre du poids, elle continue le régime et sans vraiment s’en rendre compte, elle commence à bannir certaines petites choses de son alimentation, en se répétant qu’elle en a pas tant besoin que ça. Sauf que de petites choses en petites choses, elle se retrouva à manger uniquement des crudités, de la salade sans sauce… Et des pommes.

« Heureusement d’ailleurs, parce que maintenant que j’y pense, les pommes étaient ma principale source d’énergie ».

A cette époque, Marie-Ange se pesait si fréquemment qu’elle ne voyait pas que son poids dégringolait dangereusement. Elle avait un sentiment de contrôle. Une phase « lune de miel »: Tout allait bien, elle maigrissait, mais sans voir les effets secondaires.

Mars 2016. C’est après un dîner au restaurant à l’occasion de son anniversaire qu’elle vit sa première crise de boulimie.

Petite parenthèse explicative : les troubles du comportement alimentaire ont une terminologie bien précise, qu’on peut retrouver dans le DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). Ci-dessous, un résumé grossier et non exhaustif à la Lazy French Girl des 3 types « classiques » de troubles du comportement alimentaire :

Un petit résumé des troubles du comportement alimentaire principaux : L'anorexie, la boulimie, le Binge Eating disorder

Après cette première crise, une autre s’est produite quelques temps plus tard. C’est à ce moment, avec le sentiment d’une perte de contrôle totale, que Marie-Ange s’est rendue compte qu’elle avait développé une relation à la nourriture « complètement pathologique »: Elle ne pouvait manger autre chose que de la verdure dans son quotidien, et parallèlement, elle était capable d’avaler des quantités astronomiques de choses « interdites » en une demi-heure.

Elle décide alors d’appeler une psychologue de son plein gré. « Ma psychologue m’a sauvé la vie, dans tous les sens du terme : […] quand j’ai passé la porte de son cabinet, et qu’elle m’a demandé pourquoi je venais la voir, j’ai pleuré pendant 45 minutes ».

Bien qu’à la vue de son IMC on ne considèrerait pas cela comme un cas sévère, sa qualité de vie avait beaucoup diminué : obsessions alimentaires, refus des sorties, isolement, perte de vie sociale… Car pas question de mettre les pieds dans un restaurant ou participer à un apéritif…

Cependant, consultation ne rime pas avec rémission immédiate : au début, les compulsions et les comportements compensatoires se sont enchaînées à toute vitesse pendant environ un mois, puis elles ont cessés.

« Je pense que le fait d’être en médecine m’a aidé ici, car je savais les conséquences gravissimes des vomissements ». Les crises ont bel et bien cessé, mais son poids restait faible.

Exemple de petit dejeuner @90pour100healthy

Plus tard, pendant une semaine de vacances en Espagne avec sa sœur, elle décide d’enfin lâcher prise et de profiter des buffets à volonté. A son retour, elle avait pris du poids, ce qui lui fut impossible à encaisser : Elle se remit au régime.

Le poids a été perdu au courant de l’hiver, et les complications sont arrivées: « Froid insoutenable, hypoglycémies encore plus violentes, douleurs osseuses et crampes nocturnes, insomnies, incapacité à se concentrer, à courir après mon tramway … »

« Je ne sais même plus quand j’ai commencé à compter mes calories mais ça devait être vers cette période. La plus belle erreur je crois, j’étais au summum de la maitrise […] je pouvais chiffrer cette diminution ! Enfer ou paradis ? A l’époque j’aurais dit paradis. »

Bien heureusement aujourd’hui, avec le soutien de sa psychologue, elle est sur la route de la guérison.

Quelle évolution ? Quel impact sur sa carrière ? Est-ce que le fait de prendre en photo ses repas n’entretient pas sa préoccupation pour la nourriture ? Comment cette maladie est vécue par son entourage ?

Ce sont toutes des questions auxquelles elle a répondu.

Le but secret de ce blog est l’empowerment des jeunes femmes : les aider à prendre soin de leur santé, à booster leur estime de soi, parce que toutes les femmes devraient avoir le droit de se sentir comme si elles étaient possédées par Beyoncé.

Il y a malheureusement beaucoup d’histoires similaires à celle de Marie-Ange. Mais plutôt que de trop remuer le passé, je préfère focaliser l’attention sur les précieux conseils qu’elle a donné pour se sortir de cette spirale.

Peut-être cet article t’a interpellé parce que tu es toi-même dans la même situation… Donc faisons en sorte de te donner quelques pistes pour t’en sortir.

Si tu tiens à lire la version complète de l’interview, entre simplement ton adresse ici. Juré craché, je ne t’enverrai que ça !

Si tu veux t’abonner à la newsletter The Lazy French Girl par contre, clique ici ! 😉

 

Comment s’en sortir ? Les premiers pas :

« – ACCEPTEZ que vous êtes malade, et donc de vous faire aider : il n’y a pas de honte à avoir un cancer, il ne devrait pas en avoir d’être touché par les TCA. Peu importe les TCA d’ailleurs. La boulimie ou l’hyperphagie ne sont pas plus honteuses que l’anorexie.
– Trouver de vraies raisons de vous battre : les TCA touchent souvent des personnes jeunes. Battez vous pour votre vie, votre avenir. Ne passez pas votre jeunesse à la gâcher, pour ensuite le regretter toute votre vie. Et donc une nouvelle fois, acceptez les mains que l’on vous tend.
– La recovery est longue, difficile, et ce n’est pas linéaire. Si la descente peut avoir l’air d’un long fleuve tranquille, la remontée n’en est pas un. Il y aura des rechutes, mais l’important est de se relever coûte que coûte. Vous avez le droit de tomber, mais pas de rester au sol.
– N’oubliez jamais que ce que vous faites à votre corps peut être définitif : insuffisance rénale, ostéoporose, troubles métaboliques, infertilité, troubles de la croissance et troubles hormonaux … votre corps n’est pas invincible. Plus vous descendrez, plus vous avez de chance de ne pas remonter indemne. »

Un exemple de recette de @90pour100healthy, en recovery de trouble du comportement alimentaire

Et l’entourage, comment peut-il aider ?

 » – UN conseil majeur : OSEZ EN PARLER ! Oser aller voir cette personne en face, pour lui demander ce qui ne va pas. Oui vous serez maladroit, oui en face on va vous répondre méchamment, vous insulter, pleurer. Mais au moins, vous aurez mis le doigt sur un problème. Et même si la personne ne vous aura pas écouté dans vos conseils, au moins elle vous aura entendu. […]
– Prenez des nouvelles, régulièrement. Sans forcément demander « t’as mangé quoi ce midi », on est pas des bêtes de foire à épier, mais plutôt savoir si c’est dur en ce moment, quelles sont nos petites victoires, etc …
– […] Ne forcez pas constamment la personne à manger, mais n’arrêtez pas de lui proposer non plus. Car quand on arrête de proposer des sorties, une part de gâteau, la maladie gagne et on rentre dans une zone de confort où les troubles prennent toute la place, en écrasant complètement la partie de nous, la partie de la vie, que ça « frustre » de refuser une occasion.
– Enfin, n’oubliez jamais, que ce n’est pas parce que le corps est guéri que l’esprit est guéri. Prendre du poids est une chose, l’accepter en est une autre. »

Marie-Ange @90pour100healthy

 

De l’extérieur, Marie-Ange peut paraître guérie, mais ce n’est pas ce qu’elle ressent à l’intérieur :

« Aujourd’hui je n’ai plus l’air au fond du seau, mon alimentation est correcte et je ne fais plus misère à voir. Mais mentalement, ce sera encore long. Encore long de manger sans se poser des questions, encore long de manger à des heures inhabituelles, ou au restaurant, ou avec des amis, de ne pas faire de sport de la journée. Mais pour beaucoup, je suis désormais « une personne très mince qui sait comment manger », car de l’extérieur je mange peut être très sainement, mais à l’intérieur, c’est toujours Bagdad dans ma tête, que ce soit au niveau de mon alimentation ou de la vision que j’ai de moi même. J’essaie de faire au mieux pour redonner de la normalité aux choses et une bonne fonctionnalité à mon métabolisme qui tourne encore à demi régime. Alors je me passerai volontiers des « tu n’aurais pas quelques conseils pour maigrir un peu ? »… »

 

En souhaitant à Marie-Ange tout le meilleur pour la suite, je vous invite à partager vos impressions et témoignages dans les commentaires ci-dessous !

Quelques ressources utiles si besoin d’aide :

France – Numéro vert « Anorexie Boulimie, Info Ecoute » : 0810 037 037

Suisse – Association Boulimie Anorexie (ABA)

3 comptes Instagram à suivre !

3 comptes Instagram à suivre !

Hi peeps 🙂 Le temps est bien gris aujourd’hui, mais j’ai de quoi mettre de la couleur dans vos vies. Ou plus particulièrement dans votre feed Instagram. 😛

Voilà 3 comptes Instagram que je suis régulièrement et qui en valent vraiment le détour:

 

1) 3 fois par jour

Trois fois par jour marilou bourdon

Vous connaissez probablement la blogueuse Marilou, dont les photos et les recettes en font baver plus d’un. Non? Obligation d’aller y jeter un oeil, de liker et de s’abonner. Les recettes sont un régal tout autant pour les yeux que pour la bouche!

 

2) Sofia Clara

Sofia clara le pointu lausanne blog

« Happiness is homemade » et je ne pourrais plus adhérer à cette philosophie !

Lifestyle et pas seulement « alimentation », son blog et son compte instagram sont d’énormes sources d’inspirations !

(Aussi, c’est un des 5 cerveaux derrière Le Pointu à Lausanne!)

 

3) Cook Vegan With Anja

Anja leuenberger cook vegan with

Vegan ou pas, les plats concoctés par Anja ont une allure incroyable. Elle a réussi son pari: prouver que la nourriture vegan n’est pas ennuyante, mais absolument délicieuse! Les recettes sont disponibles sur son blog.

Sinon vous pouvez toujours jeter un coup d’oeil à ma blogroll! (À droite dans la sidebar)

Sinon vous pouvez me suivre moi aussi sur Insta !

The Lazy French Girl instagram

En vous souhaitant de bonnes lectures et un agréable week-end… 😉

-L

 

Perdre du poids avant l’été: une bonne idée?

Perdre du poids avant l’été: une bonne idée?

Wouhou ! Les jours deviennent progressivement plus longs : la plage, les grillades, le farniente, les apéros, les vacances, les sandales, les jolies petites robes, la baignade… C’est bientôt l’été ! 🙂 Mais pourquoi parler de poids ?

J’ai l’impression d’être devenue moins sensible à ce genre de choses, mais plus l’été approche, plus les magazines féminins et les publicités font du harcèlement moral. Nan mais sérieusement : « Perdez 10 kilos avant l’été », « Nos astuces pour maigrir efficacement avant l’été », « Objectif bikini »… Vous ne trouvez pas cela agaçant ?

Pourquoi cela m’énerve ? Pour deux grosses raisons:

1) Les promesses de ces régimes/diètes/cures ne sont que de la « poudre de perlimpinpin ». (Bisous Emmanuel)

2) L’entretien de l’estime de soi peut être difficile. Surtout si à chaque coin de rue on te dit que tu devrais ressembler à un top model Victoria’s Secret.

Niveau de relou maximal ! Car une fois ces diètes et l’été terminés, il est probable que tu aies repris tout le poids que tu as peiné à éliminer et que ton estime en ait pâti.

Non seulement ces « remèdes-miracles » sont difficiles à appliquer, mais aussi ils ne règlent le problème qu’en surface, tout en apportant un bon paquet de vilaines conséquences.

Chez une personne en bonne santé, une perte de poids volontaire et rapide s’associe souvent à une perte de masse musculaire, une baisse du métabolisme… Et une reprise de poids express.

Résultats des courses: découragement, sentiment d’échec, baisse de l’estime de soi.

La réalité:

Ce n’est pas facile de perdre du poids. Si c’était le cas, je pense qu’un bon nombre de diététicien-nes auraient moins de boulot. Et les magazines auraient alors résolu l’épidémie mondiale de surpoids et d’obésité.

Il est probable que si cet article t’a interpellé, c’est que tu as des raisons de vouloir perdre du poids, la principale étant sûrement de vouloir te sentir mieux dans ta peau… Ou éventuellement ressembler un peu plus à X ou Y…

Mais déjà, si on arrêtait de se comparer les unes aux autres, la vie ne serait-elle pas un poil plus jolie ?

Nous sommes tous et toutes uniques. Le monde serait ennuyant si on se ressemblait tous!

« Merci, facile à dire Lucie », vas-tu répondre.

Delapoudredeperlimpimpin

Loin de moi l’envie de donner un discours généralisant, et encore plus loin de donner une solution miracle. Il n’y a pas de « one size fits it all » – pas de méthode adaptée pour tout le monde.

Ma seule réponse : si ton poids, ta silhouette ou ton alimentation sont au centre de tes préoccupations, consulte un professionnel pour obtenir une prise en charge personnalisée.

Perdre du poids, cela passe bien évidemment par le contenu de ton assiette et ton activité physique. Mais aussi par le rapport que tu as à la nourriture et à ton corps.

 

Finalement…

Aucun article, aucun magazine, aucun blog – ni même celui-là – ne peut affirmer qu’il changera la vie de tout le monde, qu’on sera tout beaux et tout heureux et qu’on chantera tous ensemble Kumbaya.

Pour rappel, si tu n’as pas lu mon A propos, mon but c’est d’apporter un petit coup de pouce, des infos et des astuces à celles qui en voudraient. Je ne veux pas prétendre à plus!

Pour le reste, il y a Mastercard les diététicien-nes.

 

A lire également: « Les régimes sont la meilleure façon de prendre du poids » – Planète Santé

Et toi, quel est ton avis sur les régimes amincissants? En as-tu déjà fait? Partage ci-dessous dans les commentaires!

 

Comment The Numi est devenu The Lazy French Girl

Comment The Numi est devenu The Lazy French Girl

Bienvenue!!

Je suis super heureuse à l’idée de recommencer à bloguer, et méga flattée de te trouver ici, sur cette page!

Si tu me connais depuis plus de deux ans, tu connaissais probablement The Numi, mon premier blog.

The Numi était plutôt le journal qui suivait mon parcours vers cette nouvelle moi (Numi, new me, nouvelle moi… Get it?). Et c’était aussi une première tentative de tenir un blog.

Celui-ci a disparu de la toile avant que je reprenne les études: D’une partie parce que c’était devenu difficile avec la reprise des cours, mais aussi parce qu’il m’était important d’apporter des informations de qualité sur ce blog. J’ai vu mon petit public grandir et les messages que je recevais témoignaient de l’impact que je pouvais avoir dans la vie de plusieurs personnes. Je n’avais cependant pas envie de devenir une de ces « gourous » qui prêchent le peu de choses qu’elles savent pour obtenir des likes, et qu’en fait il s’avère que cela soit malsain.

Oui, c’est cette image qui m’a rendu pseudo-connue sur l’interweb 2.0.

J’avais besoin de devenir diététicienne, ou du moins d’avoir un pied dans la formation, pour pouvoir continuer à écrire et aider les autres.

Alors j’ai tout arrêté pour pouvoir mieux recommencer.

Alors que s’est-il passé en 2 ans…? Beaucoup de choses!

 

 

 

J’ai commencé ma formation, je serai diplômée (inchallah) dans 1 an, j’ai changé de boulot, j’ai déménagé 3 fois pour finalement me retrouver au même endroit qu’au départ…

Et je sais que tu te le demandes… Mon poids, lui n’a pas changé.

Ne plus être en surpoids, cela m’a pris du temps et m’a couté en énergie: beaucoup de lectures, de recherche d’informations… Et j’ai la chance d’être passionnée par ça.

Je suis consciente cependant que ce n’est pas tout le monde qui aime passer son temps à lire des articles et des bouquins, ou qui finit par étudier la diététique.

Ce que je veux faire par le biais de ce blog, c’est rendre accessible l’information et les conseils pratiques, pour que n’importe quelle jeune femme de ma génération puisse améliorer la qualité de son alimentation et son hygiène de vie.

Sans faire l’impasse sur le plaisir, sans avoir à devenir une experte en nutrition, sans dépenser des sommes astronomiques, sans avoir à devenir une sportive d’élite.

En tirer le maximum en faisant le minimum.

Deuxièmement, moi-même je ne suis pas une sainte niveau hygiène de vie :$ Je vais donc profiter de l’expérience de ce blog, d’une part pour ma propre santé, mais aussi pour donner des conseils aussi réalistes et réalisables que possible.

Sur ce… Bonne lecture 🙂